Billets publiés en mai 2008

Gravure

mardi, 27.05.2008

gravure 2 oursLors des portes ouvertes des ateliers d’artistes de Belleville, j’avais découvert un atelier de gravure rue Ménilmontant. C’est une technique que je n’avais jamais essayée et qui me tentait bien: ça tombe bien, l’atelier organise des cours le week-end! C’est ainsi que le jour de la fête des mères, j’ai suivi le stage d’initiation animé par Barbara Martinez, illustratrice. J’ai pu essayer la gravure à la pointe sèche sur plaque de zinc (médaillon de la photo) mais aussi eau-forte sur cuivre et monotype. Les résultats ne sont pas époustouflant, je m’y attendais, ça demande des années de pratique avant de réussir à manier les outils et travailler la matière. Je dois plus avoir l’âme d’un peintre que celle d’un sculpteur parce que je me suis plus amusée à faire des monotypes. J’ai besoin de digérer ce que j’ai appris pour voir si je peux tirer quelque chose d’intéressant pour un projet futur. En tout cas, ça m’a redéclenché la petite étincelle d’émerveillement créatif que j’ai pu ressentir quand j’avais des projets d’illustration, je vais sûrement replonger bientôt.

Fête des mères

dimanche, 25.05.2008

Pour la fête des mères, j’ai crocheté une écharpe en mohair suivant un modèle issu d’un magazine japonais dans lequel j’avais déjà trouvé celui de mon châle gris. Ce n’est pas facile de crocheter le mohair, on n’a pas le droit à l’erreur car c’est impossible à décrocheter! J’ai acheté la laine chez Cat’laine, j’ai eu besoin d’une pelote et demie à peu près pour faire une écharpe d’environ 20 cm x 100 cm. Le point est très aéré mais ça reste chaud, ma mère n’aura pas d’angine cet hiver!

Elaine Pamphilon

vendredi, 16.05.2008

Elaine PamphilonC’est en parcourant le blog que je consulte quotidiennement dear Ada que j’ai découvert les oeuvres d’Elaine Pamphilon, artiste peintre et musicienne. J’aime beaucoup la générosité, la liberté et la légèreté du traitement de ses peintures. C’est figuratif mais ça pourrait aussi ne pas l’être sans perdre de saveur. Les harmonies de couleurs sont belles, on a vraiment l’impression que l’artiste s’en donne à coeur joie, sans hésitation. Les compositions sont originales. On frôle l’illustration parfois, on s’approche aussi d’Henri Matisse et de Mary Blair (2 artistes que je revère) pour certaines images. Ca a l’air parfois naïf mais qu’est-ce que c’est talentueux! Quel intéressant emploi de l’écriture dans l’image! Bravo!

Objet de collection

jeudi, 15.05.2008

objet de collectionCa y est, je fais partie des collections automne-hiver 2008-2009 de Maison et Objet. J’en étais la première surprise. J’explique: nous avons reçu au bureau les bulletins d’inscription au salon Maison et Objet avec un mini-catalogue destiné à promouvoir le salon. Intitulé « Collections », ce livret présente des photographies décrivant les formidables sensations que procure ce salon: vibrer, choisir, découvrir… mais le premier mot, c’est rencontrer, et je suis sur la photo! Mais oui, avec mon pull rose et ma tête penchée! Ils ont flouté ma tête, ils avaient trop peur de recevoir des milliers d’appels demandant frénétiquement qui est la charmante designeuse à côté du lustre. En tout cas, c’est la preuve que j’y vais sur le salon Maison et Objet, chaque année, à toutes les cessions, et c’est vrai que c’est super. Vive Maison et Objet!

Petits gâteaux aux pistaches

samedi, 10.05.2008

gâteaux aux pistachesJe ne cuisine pas souvent, sauf pour faire des gâteaux. Ils ne sont pas toujours réussis, mais là, je suis assez contente de moi. Il s’agit de petits gâteaux au yaourt et aux pistaches réalisés dans un moule à muffins, voici la recette pour 4 pièces.

Ingrédients:

– 50 g de pistaches non salées
– 2 pincées de cardamome moulue
– 50g de beuure doux en dés
– 60 g de farine à levure incorporée
– 100 g de sucre en poudre
– 1 oeuf
– 40 g de yaourt
– 1/2 citron vert
– 30 ml d’eau

Préparation:

– Préchauffez le four thermostat 6 (180°)
– Graissez le moule à muffin
– Mixez grossièrement les pistaches et la cardamome
– Ajoutez le beurre, la farine et 60 g de sucre en poudre, mixez 20 secondes en plusieurs fois pour obtenir une semoule grossière
– Battez l’oeuf et le yaourt et incorporez le mélange à pâte en mixant 10 secondes
– Versez la préparation dans les 4 moules
– Faire cuire environ 20-25 minutes en vérifiant qu’une pointe de couteau enfoncée dans le gâteau ressorte sèche
– Pelez le zest d’un 1/2 citron avec un économe
– Faite chauffer à feu doux l’eau et les 40 g de sucre en poudre restant
– Quand le sucre est dissous, portez à ébullition, ajoutez le zeste et gardez sur le feu 5 minutes.
– Piquez les petits gâteaux tièdes avec un cure dent et versez le sirop chaud dessus.

Comment faire de la frivolité?

jeudi, 08.05.2008

Trèfle en frivolitéLa frivolité est une dentelle qui s’exécute sur les doigts à l’aide d’une ou 2 navettes et d’un fin crochet si les navettes n’en comportent pas. Je trouve cette technique assez limitée (n’espérez pas faire un pull en frivolité) mais plutôt valorisante: on a vraiment l’impression de faire de la dentelle comme une dentellière avec ses fuseaux. L’intérêt est aussi que le matériel n’est pas cher et prend peu de place (on le glisse dans le sac à main, et hop c’est parti pour un trajet de métro). On retrouve,comme pour le crochet, toute une panoplie de napperons et de miniatures assez moches et ringardes, mais, comme pour le crochet, je pense qu’il est possible de faire mieux que ça.
J’ai appris la technique grâce à internet et notamment grâce au site Tatra-Sutra (la frivolité se dit « Tatting » en anglais, d’où le jeu de mot). J’ai quand-même eu bien des difficultés au départ avant de comprendre et certains aspects restent encore obscurs. Après cette expérience, je me suis dit que ce serait bien d’expliquer en vidéo et en français cette technique. Aussi, je vous explique étape par étape le modèle « trèfle » dont le schéma se trouve sur l’image.
 

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Olga Boldyreff & Jean Roulland

mercredi, 07.05.2008

Olga Boldyreff et Jean RoullandJ’ai bien aimé l’exposition d’Olga Boldyreff, artiste nantaise d’origine russe, présentée au musée des Beaux-Arts et de la dentelle de Calais. Intitulée « Voyages et autres investigations », cette exposition présente des oeuvres où le textile est très présent, notamment sous forme de réalisations au crochet (les robes géantes de la photo) ,de tricotin ou de broderies.
Par ailleurs, en visitant le musée qui est très agréable et comporte des oeuvres très intéressantes, mon attention a été retenue par un pastel d’une grande force d’un sculpteur de la région nommé Jean Roulland (Le pastel en question n’est pas celui qui est figuré ici). Pour avoir un aperçu de son travail, rendez-vous sur son site personnel.

FAQ des personnes qui souhaiteraient devenir architectes d’intérieur

lundi, 05.05.2008

Je reçois régulièrement des questions de jeunes gens qui souhaitent s’orienter vers les arts appliqués et plus particulièrement dans le domaine de l’architecture intérieure et la décoration. Je reçois aussi des e-mails de personnes qui aimeraient se reconvertir dans ce secteur. Je répond en général à ces e-mails, mais les questions parfois se recoupent et je me suis dit que ce serait plus utile de publier les questions des visiteurs de ce site et les réponses que je leur ai faite pour satisfaire ce qui ont des questions et me soulager d’avoir à répondre toujours la même chose (ce qui me prend du temps et reste souvent sans un merci en retour…). Ce qui suit est donc bien un copié-collé extrait d’e-mails, avec les fautes d’orthographe qu’ils peuvent contenir (aïe!). J’ai supprimé les formules de politesse de mes réponses, inutiles dans notre contexte.

Sujet: Quelles études ?
Message: Bonjour, je souhaiterai savoir quelles sont les études à faire, pour devenir décorateur d’intérieur,ainsi que le parcours initial.(bac? brevet?ou autre diplôme…) j’habite dans le nord, et je voudrais savoir, où je puis m’adresser.
merci

Réponse: Il y a différentes façons de devenir décorateur, la profession n’est pas vraiment réglementée.
Il existe des écoles privées et des écoles publiques, des diplômes reconnus par l’état et des diplômes propres aux écoles. Je pense qu’il vaut mieux faire un bac général car le niveau bac est souvent demandé pour entrer dans des écoles ensuite. Il existe une voie par l’université qui propose un DNAP et un DNSEP, mais je pense que la formation est très artistique, peu professionnelle. Ensuite il y a un BTS architecture intérieure et un DSAA Cadre bâti. Dans le Nord, je connais l’ESAT à Roubaix qui est je pense une bonne école. Il y a aussi une école de design à Valenciennes qui doit être pas mal non plus. Sinon, en Belgique il y a aussi de bonnes écoles (St Luc…).
Pour mieux connaître les formations et les écoles, vous pouvez vous procurer le hors série d’artistes magazine: lien

Sujet: reconversion
Message: Hélène, J’ai parcouru votre site avec un intéret non dissimulé. Je suis en pleine interrogation professionelle en ce moment, aprés 10 d’expériences professionelle, où j’ai exercé mon métier : ingénieur textile.
Comme vous, j’ai toujours eu besoin de faire des réalisations personnelles, créatif dans l’âme, je n’ai jamais cessé de personnaliser mon environnement ! Déco murale, aménagement d’intérieur, dessin, modelage, musique et rénovation de meubles, voilà ce qui rythme mes loisirs.
Aujourd’hui, je souhaiterais m’orienter vers ce que je sais réllement faire et qui me plait, et je voudrais vous demander votre avis. Avec un diplôme d’ingénieur et 10 ans d’expériences, devrais-je réellement reprendre 5 ans d’études pour devenir archi d’intérieur (ecole boulle our olivier de serre) ?
– Puis je me contenter de reprendre un DSAA (diplome supérieur d’art appliqué) ?
– Peut on réllement excercer son talent de créatif dans un cabinet en faisant ce métier ?
– Je vous proposerais bien de venir vous voir, mais habitant sur Lille ce n’est pas simple.
D’avance, je vous remercie trés sincèrement pour les réponses que vous pourriez m’apporter.

Réponse: Je reçois assez régulièrement des e-mails de personnes comme vous qui souhaitent changer d’orientation. Je pense que la télévision et les médias en général ont mis en vedette ces derniers temps les « coachs déco » simulacres d’architectes d’intérieur et donné la sensation que ce domaine de l’architecture intérieure est facile à appréhender et à la portée de tous. Le métier de décorateur fait souvent rêver les gens mais il faut bien prendre conscience que c’est un travail où il y a beaucoup de concurrence et où même les gens qui ont fait des études galèrent pour trouver un job.
Si vous souhaitez créer votre entreprise, c’est un peu différent, mais les missions que vous réussirez à avoir ne seront peut-être pas suffisantes pour vous faire vivre. Il faut bien avoir en tête aussi que faire des travaux où que ce soit engage votre responsabilité et qu’il faut donc avoir de bonnes connaissances de la mise en oeuvre des matériaux et aussi une solide assurance. Réfléchissez bien à tout ça avant d’entamer un grand virage.
Pour apprendre l’architecture intérieure, les formations habituelles publiques comportent en général une limite d’âge (c’est à vérifier les choses évoluent sans arrêt). Le diplôme supérieur d’art appliqué est ouvert aux personnes ayant un BTS d’art appliqué, et l’entrée en DSAA se fait sur dossier, donc je ne pense que vous puissiez y entrer si facilement. Restent alors les formations en cours du soir pour adultes, notamment à l’école Boulle avec le GRETA, je pense pour ma part qu’elle est un peu légère. Sinon, il existe de nombreuses écoles privées dont je ne connais pas bien les conditions d’admission mais qui devraient pouvoir vous être ouvertes.
Pour répondre à votre dernière question, les places d’employé où la créativité est au rendez-vous sont chères. Pour garder réellement la part créative, il faut être son patron tout en ayant un carnet d’adresses bien rempli!
J’espère que je ne vous ai pas fait un tableau trop noir, mais je préfère être honnête. Je n’ai pas trop galéré pour ma part pour trouver un emploi, mais même avec un diplôme supérieur, j’ai dû me contenter dans les premiers temps de boulots pas super intéressants et pas très bien payés.

Sujet: Renseignements AI
Message: Bonjour, Actuellement étudiante en Design d’espace à l’ENSAAMA,
j’aurais aimé avoir votre avis quand au diplôme d’architecte d’intérieur. En effet, j’hésite à choisir entre celui de l’école Boulle et celui d’Olivier de Serres.
J’aurais voulu connaître votre avis personnel, votre choix, si vous deviez recruter un jeune dilpômé d’une de ces deux écoles, à dossier équivalent. Privilégieriez-vous plutôt une candidature de Boulle ou celle d’un élève ayant été formé 4 ans à l’ENSAAMA ?
Respectueusement et en vous remerciant.

Réponse: Voici des éléments de réponse à votre question. Comme vous le savez peut-être, j’ai fait mes études à l’ENSAAMA et je connais donc mieux l’enseignement qui y est dispensé. Cependant, les choses évoluent et cela ne correspond certainement plus exactement à ce qui se fait actuellement. Pour rester à peu près au courant, je fréquente régulièrement les portes ouvertes des 4 principales écoles d’art appliqué.
Il y a quelques années, l’école Boulle était considérée comme plus technique, les gens qui en sortaient avaient de bonnes notions de construction, de perspective, de dessin technique, savaient « gratter » tandis que l’école Olivier de Serres étaient plus réputée pour sa recherche conceptuelle, son côté artistique, expressif.
J’ai l’impression que l’école Boulle a voulu plus se concentrer sur cette partie artistique comme si elle l’enviait à l’ENSAAMA. Je ne suis pas sûre que ce soit une réussite. Je trouve que les projets sont de plus en plus complexes, manquent de lisibilité, que ce qui faisait la réputation de cette école a un peu été perdu (où sont les plans de détail technique?). A Olivier de Serres, j’ai encore cette impression positive d’école où l’on apprend à dessiner, à s’exprimer librement, à chercher. J’aime beaucoup le fonctionnement du DSAA avec 3 pôles, je pense que c’est vraiment enrichissant. Le gros inconvénient d’Olivier de Serres reste ensuite l’absence totale de préparation au marché de l’emploi (pas vraiment d’association d’anciens, pas de discours sur l’exercice réel du métier…).
J’ai été aussi un peu confrontée à ce choix puisque j’avais postulé aux 2 écoles après mon BTS mais je n’ai pas été prise à Boulle. Quelques personnes de ma classe ont été à Boulle et ont eu un peu de mal à s’intégrer au groupe qui venait de Boulle, c’est peut-être à prendre aussi en compte.
Pour répondre encore un peu mieux à votre question, je dirais que l’objectif dans un recrutement, c’est de trouver le bon profil pour le poste à pourvoir et que le jugement porte peut-être en petite partie sur l’école qu’a fait le(la) candidat(e) mais surtout sur sa motivation, son intérêt, son comportement, son ouverture d’esprit, ses facultés d’adaptation et aussi le facteur sympathie.
J’espère que cela vous aidera. Ce sont de toute façon 2 très bonnes écoles.

Sujet: Architecture intérieure
Message: Bonjour, Je fais une formation d’architecte d’interieur par correspondance niveau bac+2. En observant votre site web j’ai trouvé votre travail vraiment excellent et je tenais à vous le dire. D’autre part, pensez vous qu’un bac+2 suffit pour être architecte d’intérieur ? En faite par correspondance il n’y a pas de diplôme qui aille plus loin et dans ma région il n’y a pas d’école proposant des études de ce type.
Merci d’avance.

Réponse: Tout d’abord merci pour votre éloge. Pour ce qui est de la longueur de la formation, je pense que cela dépend pas mal de la personnalité et de la passion de chacun. Une partie du métier s’apprend sur le terrain, mais l’école est indispensable pour les bases. Je ne sais pas ce que vaut la formation à distance, tout ce que je sais, c’est qu’il existe beaucoup d’écoles qui donnent une formation de moindre qualité et qui font payer très cher. Je dirai aussi qu’il y a différents secteurs dans l’architecture intérieure et que, à mon sens, il est plus abordable de traiter des projets privés que des projets pour des collectivités, des lieux publics. Pas mal de personnes s’improvisent architecte d’intérieur, font des petits chantiers pour des amis puis les amis d’amis et réussissent plus ou moins à en faire leur métier.

Sujet: DECO
Message: BONJOUR. JE VIENS DE VISITER VOTRE SITE WEB. IL EST EXCELLENT. JE SUIS ACTUELLEMENT EN 1ERE ANNEE DE BTS ETUDE ET ECONOMIE DE LA CONSTRUCTION. J’AURAI SOUHAITER SAVOIR SI ON POUVAIT DEVENIR ARCHITECT D’NTERIEURE APRES 1 ANNEE DE BTS EEC. JE VIENS DE DECOUVRIR QUE J’AIME TRANSFORMER LES CHOSES POUR LEURS DONNER DE NOUVELLES
ASPECTS. JE VIENS DE M’EN RENDRE COMPTE QUE MAINTENANT. MERCI
CORDIALEMENT

Réponse: Si vous vous demandiez si vous pouvez commencer des études d’architecture intérieure après une année de BTS, la réponse est oui, il faut vous renseigner auprès des écoles qui forment à ce métier (Boulle, Ensaama, Duperré, Arts Déco pour les écoles parisiennes
publiques). Si vous vous demandez si vous pouvez vous installer en tant qu’architecte d’intérieur dès maintenant, je pense que c’est possible aussi car la dénomination n’est pas contrôlée. Cependant, il faut bien sûr avoir la capacité, les assurances nécessaires et un bon carnet d’adresses.

Sujet: Quelques questions…
Message: Bonjour Hélène, Je suis une étudiante de 23 ans et titulaire d’une licence de Langues Etrangères Appliquées, mais je m’interesse beaucoup au métier d’architecte d’intérieur… Je me pose donc des questions telles que: suis-je « trop vieille » pour intégrer un BTS ou une remise a niveau en Arts appliqués, à quelle école m’adresser etc… J’apprécie les travaux que vous avez réalisez et vous ai contactée car vous êtes une professionelle et vous pouvez peut etre répondre à mes questions.Meri d’avance.

Réponse: Je vais essayer de répondre à votre question. Vingt trois ans ne me parait pas trop âgé. Il faut vous renseigner quand-même sur l’âge limite d’entrée en mise à niveau. Je pense qu’il ne faut pas passer à côté de ses rêves. Il y a pas mal de paramètres à prendre en compte: est-ce que vous pouvez vous permettre financièrement de faire encore 3 ou 4 ans d’études? Pensez-vous bien vous rendre compte de ce qu’est le métier? Dans les débouchés en architecture intérieure, il y a peut-être 30% de postes « glamour »: on fait des boutiques de luxe, des appartements avec des budgets incroyables… et 70% de moins glamour: agencement de bureaux, application de concepts définis par d’autres, dessin d’étagères pour des pharmacies… Il faut savoir se vendre, beaucoup travailler. Il y a une partie créative mais aussi de la paperasse, faire établir des devis, modifier 100 fois les plans…
Je ne connais pas très bien toutes les formations qui existent. Pour un BTS, il faut compter 3 ans car vous devez passer par une mise à niveau. Attention, l’entrée en mise à niveau se fait sur concours et la concurrence est rude. Il existe de nombreuses écoles privées mais là encore, attention au budget et au niveau qu’elles dispensent.
C’est un métier aussi avec des périodes fastes et des périodes creuses, pas toujours facile de trouver un boulot. Je ne m’en suis pas mal sortie, mais j’ai fait des trucs pas super intéressants au départ. J’ai pas mal d’amis qui ont changé de voie parce qu’ils étaient au chômage avec un bac+4. C’est un métier aussi en général où la plupart des boîtes font des charettes, vous n’allez pas forcément sortir de l’agence à 18h, c’est important de le savoir pour la vie de famille.
Je pense qu’il est important que vous aimiez dessiner au départ et que vous dessiniez déjà un peu. L’épreuve d’entrée en mise à niveau est plastique. Mon conseil, c’est de bien vous renseigner sur les écoles d’art appliqué, de faire le point sur votre motivation et si tout colle, tentez le concours de mise à niveau: il y a d’abord un dossier pour être admis au concours, ensuite l’épreuve. Pour avoir une idée du type d’épreuve, allez voir la rubrique MAN de ce lien: http://ensaama.net/HTTP/OdS_HTML/Index.html

Sujet: Bonjour Hélène!
Message: Je viens de visiter votre site! Et ca m’a vraiment encouragé à etre architecte d’intérieur mais j’ai tout de même quelques hésitations…
En fait je pense faire les memes études que vous, d’ailleurs j’ai passé un examen d’admission pour faire une mise à niveau et j’attends les résultats. Mais en meme temps je suis déjà admis dans un lycée hotelier alors voilà…
Ca m’aiderait beaucoup si vous me parliez de vos débuts, est-ce que c’était difficile de se faire connaitre, comment vous avez fait? et est-ce qui vous était possible de travailler directement au sein d’une entreprise? enfin, j’ai peur que les débouchés soient limités…
Merci beaucoup! A bientot

Réponse: Merci pour votre e-mail qui m’a fait bien plaisir.
Architecte d’intérieur est un très beau métier mais il faut s’accrocher car les emplois ne sont pas si nombreux. Il faut être très motivé, je pense qu’il faut aussi avoir le goût du dessin.
Je ne suis pas installée à mon compte, j’ai toujours travaillé pour des agences ou des entreprises. Je n’ai donc jamais eu à chercher une clientèle mais plutôt un employeur.
Mes débuts remontent à quelques années maintenant et je crois que la situation de l’emploi change, aussi je ne sais pas si mon expérience est très représentative des difficultés à trouver un emploi à l’heure actuelle. Je reçois de nombreuses candidatures dans l’agence où je travaille alors qu’il s’agit d’une micro agence puisque nous sommes 2, c’est un signe que beaucoup de gens sont sur le marché et cherchent. Je ne veux pas vous décourager, mais si vous hésitez et que l’hôtellerie vous tente aussi, il me semble que cette voie est plus porteuse que la déco ou l’architecture intérieure.
Pour répondre quand-même à votre question, je n’ai pas eu trop de mal à trouver un emploi grâce à la chance, j’ai eu un tuyau par un prof qui m’a informé qu’un poste se libérait dans telle agence. Par contre, le boulot était nul et mal payé, et je ne suis vraiment épanouie dans mon travail que depuis 2 ans après 3 emplois (5 ans d’expérience). A vous de voir, bon courage!

Sujet:Quelques questions au sujet de votre formation…
Message: Bonjour, Je suis actuellement en première année de deug d’arts plastiques à défaut d’avoir été admise à Olivier de Serres, suite au concours que j’ai passé le 12 mai dernier pour rentrer en mise à niveau.
Je tiens tout d’abord à vous dire que vos réalisations présentées sur votre site m’ont beaucoup plu. Dans l’espoir d’atteindre un jour un niveau professionnel quasiment équivalent au votre, je compte bien me représenter au concours de l’ENSAAMA cette année. Dans l’hypothèse que j’échoue une fois de plus lors de la sélection pour rentrer à l’ENSAAMA, je continuerai mon deug d’arts plastiques l’année prochaine, pour ensuite, passer une licence puis une maîtrise d’arts appliqués.
En réalité, je me permet de vous adresser un e-mail pour vous demander si, d’après vos connaissances du milieu, il est possible de réussir en architecture d’intérieur ou en design sans passer par l’une des 4 écoles d’arts appliqués de Paris ou par Les Ateliers. J’aimerai également savoir s’il est possible d’obtenir des stages dans ce milieu sans faire partie d’une école d’arts appliqués.
J’espère ne pas vous avoir importunée, en vous remerciant par avance pour les informations que vous pourrez m’apporter.

Réponse: Merci pour votre e-mail. Je vais essayer de répondre à vos questions. L’université n’est pas le meilleur moyen d’aborder les arts appliqués. Cependant, on rencontre des personnes rattachées au métier d’architecte d’intérieur venant d’horizons très différents. Je pense que ce qui est important, c’est d’essayer de trouver des stages rapidement pour vous faire une idée de la réalité et voir si ça vous plait. Décrocher un stage n’est pas évident. Cela va dépendre un peu de votre niveau de dessin, et surtout de votre motivation. En montrant un grand enthousiasme, on peut réussir à convaincre. Le plus simple, comme souvent, c’est d’avoir des relations dans le milieu pour être introduit. La conjoncture n’est pas très favorable en ce moment et il faut savoir que ce n’est pas facile de se faire une place. Ce qu’il faut, c’est être très positif, y croire, y aller progressivement. Il ne faut pas oublier de mettre en avant des atouts qui peuvent intéresser: maîtrise d’une langue étrangère, connaissance d’une technique particulière (sculpture, photo ou autre), capacité à s’exprimer en public, bon orthographe (votre lettre ne comporte presque pas de fautes), toute connaissance est bonne à exploiter. Et il faut oser. Oser prendre contact avec les entreprises, ce n’est pas facile au début, beaucoup diront non mais en multipliant les essais, il va peut-être y en avoir une qui justement a besoin de renfort à ce moment-là. Renseignez-vous sur les avantages que peuvent obtenir les entreprises en vous prenant en stage et aussi sur la nécessité ou non d’avoir une convention de stage.
Rien n’est impossible, mais c’est difficile et il ne faut pas se décourager si l’on est persuadé.
Mettez toutes les chances de votre côté, tentez les 4 concours des écoles d’art appliqué même si c’est l’ENSAAMA qui vous plaît à priori le plus. Pour préparer le concours, faites des carnets de croquis, allez voir des expositions, mettez vous au courant de ce qu’il se passe dans le monde du design et de la création, allez feuilleter les livres et magazines dans les librairies, bref, ouvrez-vous l’esprit, c’est par-là que vient la créativité.
Ma réponse est assez décousue mais vous y trouverez peut-être des réponses. Bonne continuation.

Malo les Bains

dimanche, 04.05.2008

Malo-les-BainsVoici un petit reportage pour surfer sur la vague Ch’ti (puisque j’en suis une). J’ai passé quelques jours à Bray-Dunes, ville la plus septentrionale de la France et j’ai fait quelques excursions dans le Pas-de-Calais, notamment Malo-les-Bains, près de Dunkerque, où de surprenantes et charmantes villas « Art Nouveau » s’alignent le long de la digue. Ces photos sont la preuve que le Nord recèle bien des joyaux à découvrir et que le temps peut y être ensoleillé!