Guy Mees et Simon Hantaï, maîtres de la couleur

mees-hantaiLe Marais regorge de galeries artistiques, je suis entrée à la galerie Chez Valentin, 9 rue St Gilles, et j’ai découvert quelques oeuvres de Guy Mees (1935-2003). Des bandes de papier colorés à peine collés sur une feuille ou à même le mur, la couleur prend possession de l’espace en finesse et fragilité. C’était plein d’émotions et de simplicité (on sait que c’est un challenge la simplicité!).
Du plein, du papier, du vide, de la couleur, le vocabulaire de Matisse utilisé dans ses gouaches découpées ont influencé beaucoup d’artistes, peut-être Guy Mees, Simon Hantaï à coup sûr puisqu’il ne s’en cache pas.
L’exposition qui lui est actuellement consacrée au centre Georges Pompidou est vraiment superbe. Elle permet de voir le cheminement de l’artiste qui part du surréalisme pour arriver à des oeuvres abstraites avec un côté artisanal qui en font des oeuvres très particulières. J’ai bien aimé les toiles, notamment les Meuns, mais aussi le personnage, artiste toujours en quête. Je reste éblouie par les couleurs, les choix radicaux et l’espèce de puissance qui se dégage. Le peintre s’investit avec un effort physique dans des formats gigantesques (Hantaï admirait aussi Jackson Pollock), la peinture coule, les traits de pinceaux sont vifs, la toile est triturée, ligotée. Une expo à parcourir plusieurs fois…

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